Le monde bancaire, et en particulier l'UBS, ne va pas survivre sous son ancienne forme au sortir de la crise financière actuelle. Pour faire face à ces mutations, l'UBS doit faire appel à ses atouts, en l'occurrence les compétences de son personnel. Il est donc indispensable de profiter de cette accalmie pour miser sur le perfectionnement et renforcer ainsi la position de la banque dans un environnement en plein bouleversement.
Il est donc impératif de mettre l'accent sur la formation continue et sur des modèles d'horaires de travail novateurs plutôt que d'avoir recours à des licenciements. Il y a lieu de modifier le plan social adopté par l'UBS avec ses partenaires sociaux (dont en particulier la SEC Suisse). Dans certains secteurs où les suppression d'emploi sont inéluctables, il faut plutôt envisager de réduire les horaires des employés. Pour les personnes concernées, cela représente un manque à gagner, mais c'est encore préférable que de procéder à des licenciements. De plus, il faut en priorité réduire le solde positif des heures supplémentaires accumulées au cours de ces dernières années. On ne doit procéder à des licenciements que dans des cas exceptionnels.
Si l'on en croit les pronostics de la direction de l'UBS, les comptes de la banque vont prochainement sortir des chiffres déficitaires. Il est particulièrement satisfaisant de savoir que l'érosion des fonds des clients a pu être endigué. Sur le plan social, il serait illogique de licencier du personnel dans le contexte actuel alors qu'il faudra vraisemblablement en réengager sous peu. Dans l'intérêt des institutions sociales helvétiques, la Confédération doit exercer son influence sur l'UBS .
Pour ce qui est des bonus, il faut modifier la politique actuelle des salaires au mérite en faveur d'un système de rétribution fixe, transparent et adapté aux prestation des employés. On évitera ainsi que les employés soient insécurisés. Cela permettrait d'éliminer par la même occasion les dangereux mécanismes incitatifs mis en place au cours de ces dernières années.
Neuchâtel/Zurich, le 10 février 2008
Société suisse des employés de commerce
Pour toute information complémentaire:
Barbara Gisi, responsable de la politique en faveur des employés au sein de la SEC Suisse, Natel 079 775 66 10
Luc Python, secrétaire central pour la Suisse romande, Natel 079 355 45 89
Peter Kyburz, secrétaire général, Natel 076 444 55 45





