Communiqué de presse

Le personnel des banques ne doit pas pâtir de la débâcle
La SEC Suisse considère qu'en raison de la crise financière, il est justifié de revoir le système de rémunération dans les banques et que les très généreuses primes perçues par les dirigeants soient corrigées à la baisse. En Suisse, il n'existe pourtant pas que de grandes banques et hauts dirigeants, mais aussi de nombreux employés de banque compétents et performants qui ne portent aucune responsabilité dans la débâcle financière actuelle. Leurs conditions de travail doivent être préservées.

Lors de sa séance du 22 octobre, le Comité central de la Société suisse des employés de commerce a abordé la question de la crise financière mondiale et de ses répercussions dans notre pays. Il soutient sur le principe l'engagement de la Confédération en faveur de l'UBS. Il s'est avéré indispensable en raison de l'importance de cet institut pour la place financière helvétique et l'économie suisse. Il est aussi indispensable que la Confédération améliore très fortement la protection des épargnants et qu'il influence le système des primes des hauts dirigeants. Le mécanisme d'incitation dont bénéficient les cadres supérieurs des instituts financiers indépendamment des succès à long terme doit être rapidement corrigé. Leurs prestations doit toujours être rétribuées, mais dans des mesures raisonnables et seulement si elles sont obtenues sur le long terme et durablement.

Au cours de ces dernières années, le système de rétributions et les grilles de salaire des employés de banque ont fondamentalement changé en raison de l'expansion du marché financier. Les primes et indemnités sont intégrées dans la majorité des cas jusqu'aux plus bas étages de la hiérarchie. Il s'agit pourtant de préserver les intérêts des employés qui ne peuvent pas être tenus pour responsables des excès constatés aux plus hauts niveaux de la hiérarchie. Leurs prestations effectives doivent être préservées. Les dispositifs existants - qui représentent souvent en fait un 13e salaire - doivent être respectés et transposés sous une nouvelle forme offrant une plus grande transparence. Pour toutes ces raisons, il est donc justifié de demander à ce qu'ils puissent bénéficier cette année d'une pleine compensation du renchérissement.

Il est aussi nécessaire de faire preuve de plus de transparence vis-à-vis des représentants directs du personnel et associations professionnelles des employés du secteur de la finance ainsi que des médias. Ceux qui sont poussés malgré eux à prendre des risques ont aussi le droit de savoir comment seront définies et rétribuées les prestations dans le secteur financier.


Neuchâtel/Zurich, le 23 octobre 2008

Société suisse des employés de commerce

 

Pour toute information complémentaire:

Mario Fehr, conseiller national et président de la SEC Suisse, tél. 079 734 54 39

Luc Python, secrétaire central pour la Suisse romande, Natel 079 355 45 89

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