Selon certaines informations, il apparaît que la Suisse pourrait être touchée par d'importants démantèlements sur le front de l'emploi. Sans oublier que les diminutions de recettes fiscales pour les pouvoirs publics découlant de la crise financière vécue par l'UBS vont aussi avoir des conséquences pour toute la population.
Une fois de plus, ce sont les employés qui vont payer les pots cassés à la suite des erreurs de management. La SEC Suisse lance un appel à l'UBS pour qu'elle ne procède à aucun licenciement et qu'elle gère ces réductions d'emploi sur la base des fluctuations naturelles. Une partie de l'augmentation du capital prévue doit être investie dans le maintien des emplois. Le personnel constitue la substantifique moelle de toute entreprise et, comme le démontre la situation actuelle de la banque, l'investissement dans le personnel est nettement plus judicieux que tout placement hasardeux. Les difficultés de recrutement auxquelles sont confrontées les entreprises durant les périodes d'embellie économique et les brusques licenciements consécutifs à une détérioration de la marche des affaires démontrent l'inefficacité de cette stratégie tout en engendrant une importante érosion de leur savoir-faire et une augmentation des charges pour les pouvoirs publics.
La SEC Suisse suggère en outre de revoir le système des primes. Il conduit à ce que l'on se laisse aveugler par les succès à court terme et que l'on oublie de mesurer les conséquences à long terme, d'où le risque de vivre une situation similaire à celle que nous connaissons aujourd'hui.
Pour toute question complémentaire:
Luc Python, secrétaire général pour la Suisse romande, 079 335 45 89, luc.python@secsuisse.ch
Barbara Gisi, responsable de la politique en faveur des employés, 044 283 45 76 / 079 775 66 10, barbara.gisi@kvschweiz.ch
Edi Class, secrétaire général de la SEC Suisse, 044 283 45 80 / 079 509 41 33
Neuchâtel, le 2 avril 2008
Société suisse des employés de commerce





