Notre environnement social est fortement imprégné par l'échange de biens et de services. Il est le nerf de milliers d'entreprises et de personnes qui vivent de cette activité de production. Mais la globalisation des marchés a sensiblement modifié les habitudes des consommateurs et des circuits de distribution. Les métiers du marketing et de la distribution des produits de consommation et des biens d'investissement ont dû s'adapter et sont aujourd'hui beaucoup plus complexes qu'auparavant. Les formations ont évolué en conséquence et ont été totalement réorganisées depuis quelques années dans notre pays. Mais des lacunes sont malgré tout apparues pour ceux qui désiraient faire leurs premiers pas dans cette voie.
Le risque de confusion est réel mais il s'agit de le dissiper d'entrée. Le certificat Markom délivré à l'issue de la formation proposée par la SEC Lausanne et reconnu sur le plan fédéral n'est pas un CFC. C'est en fait le sésame obligatoire à posséder par tous ceux qui envisagent de faire une carrière dans le marketing et la communication. Il faut dire que les exigences actuelles sont très élevées dans un monde marchand globalisé à l'extrême. «Avec cette filière, les étudiants sont amenés à poursuivre ensuite plus facilement leurs études en vue de décrocher un diplôme ou un brevet professionnel» souligne Jean-Pierre Besse, responsable de la formation au sein de la SEC Lausanne.
Ouvrir l'accès aux formations supérieures
Même si le dispositif mis en place peut paraître quelque peu complexe au béotien, il s'inscrit dans la même logique que celle ayant prévalu dans le secteur de la gestion de personnel. La filière du certificat Markom proposée par la SEC Lausanne est basée sur le modèle d'une formation à distance qui est la spécialité de l'Institut FMP Formation.
Les jeunes qui souhaitent s'y lancer sont souvent nomades dans leur activité professionnelle. Même à l'autre bout du monde, ils peuvent ainsi suivre aisément les cours depuis leur hôtel ou un cybercafé lorsqu'ils sont sur le terrain pour visiter des clients ou un salon professionnel.
Un accompagnement sur mesure
Ce n'est pas pour autant que les élèves sont totalement livrés à eux-mêmes. Les cours prévoient en particulier quatre sessions de cours en mode présentiel ainsi qu'un accompagnement personnalisé.
L'enseignement proprement dit s'articule autour de cinq modules de base (économie et droit, marketing, vente et distribution, communication, relations publiques), eux-mêmes subdivisés de trois à six chapitres.
Une journée en présentiel est mise sur pied à l'issue de chaque module. Elle permet de combler les éventuelles lacunes décelées par les participants, d'apporter des compléments théoriques ou pratiques, les formateurs pouvant encore préciser certaines notions pour lesquelles des défaillances ont été constatées dans le cadre des exercices.
Un examen en blanc, réalisé sur PC, est en outre proposé lors du dernier module en vue de mettre les candidats dans les conditions de l'examen.
Apprendre à son rythme
Afin de tenir compte de l'emploi du temps et du degré d'occupation des élèves, cette formation à distance peut s'effectuer à volonté en trois, six ou neuf mois. La première option, sur un trimestre, nécessite généralement de travailler deux soirs au moins par semaine alors que la seconde, étalée sur six mois, demande d'y consacrer une seule soirée par semaine. Les élèves peuvent ainsi étudier à leur rythme et en fonction de leur capacité d'assimilation.
Quant aux examens, ils sont organisés en janvier et en août de chaque année.
Pour toute information complémentaire: www.idpro.ch
Pierre-Henri Badel





